
Le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty s’est ouvert à Paris lundi 26 janvier. Le professeur d’histoire-géographie avait été tué en octobre 2020 à la sortie de son collège à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne, par un jeune Tchétchène radicalisé, qui a été « neutralisé » dans la foulée par la police. Quatre hommes condamnés en première instance sont rejugés.
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Le verdict de ce procès en première instance avait été plus sévère que les réquisitions du Parquet. Les quatre hommes avaient été condamnés pour « complicité d’assassinat » et « association de malfaiteurs terroristes », écopant de peines allant de 13 à 16 ans de prison. Initialement au nombre de huit accusés, tous avaient été condamnés, mais seulement quatre d’entre eux ont fait appel.
Sur le banc des prévenus à partir de lundi figurent Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud : deux jeunes de 24 et 25 ans, d’anciens amis du tueur, qui ont tenté en vain de démontrer qu’ils ne connaissaient pas les intentions du terroriste Abdoulak Anzorov. Ils étaient présents lors de l’achat de l’arme du crime et l’un d’eux l’a déposé en voiture aux abords du collège quelques minutes avant son passage à l’acte. 16 ans de prison ont été prononcé à leur encontre.
Vient ensuite Brahim Chnina, le père de l’élève de Samuel Paty qui a accusé son professeur d’avoir forcé les collégiens à regarder des caricatures du prophète. Contre ce parent, 13 ans de prison ont été prononcés, la cour l’accusant d’avoir accroché une cible dans le dos de la victime en le désignant publiquement sur ses réseaux sociaux.
Le dernier accusé, Abdelakim Sefrioui, présenté comme un prédicateur islamiste, avait contribué à la campagne numérique contre la victime. Cela au travers des vidéos créées pour alimenter la haine envers le professeur, avec qui il n’avait aucun lien direct ou indirect. Il a été condamné à 15 ans de réclusion.
Le procès devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris durera jusqu’au 27 février.

